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Green Island Discovery Madagascar

LE FAMADIHANA
Le famadihana ou retournement des morts est une coutume funéraire que l’on rencontre dans certaines régions de Madagascar notamment la région de l’Imerina. Bien qu’apparu assez tardivement semble-t-il dans l’île (peut-être seulement après le XVII ème siècle), tout au moins sous sa forme actuelle, le famadihana se situe dans le prolongement de la vieille coutume des doubles funérailles très répandue avant l’époque moderne en Asie du sud-est mais aussi en Egypte antique ainsi que dans le Proche-Orient, dans l’ancien Israël, à Babylone ou par les Zoroastriens en Perse et dans la Grèce antique.
 
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DESCRIPTION.
Selon la philosophie malgache, les mânes des défunts ne rejoignent définitivement le monde des ancêtres qu’après la corruption complète du corps, au bout d’une longue période pouvant durer des années et après l’accomplissement de cérémonies appropriées. Le rituel d’ancestralisation, post-mortem consiste à déterrer les corps des ancêtres, à les emballer cérémonieusement dans des tissus propres (lamba) et à les promener en dansant autour de la tombe avant de les enterrer à nouveau. A Madagascar cependant cette ré-inhumation (littéralement retournement) finit par devenir périodique, en général tout les sept ans dans une grande festivité réunissant tout les membres du groupe. A cette occasion les linceuls de soie recouvrant les restes mortuaires décomposés de plusieurs corps sont renouvelés.
La cérémonie peut avoir lieu à la suite de plusieurs évènements : période de temps (sept ans) arrivée à terme, un des membres de la famille a rêvé qu’un ancêtre demandait une cérémonie, enterrement d’un nouveau défunt.

HISTOIRE
Actuellement la pratique du famadihana tend à se raréfier, d’une part en raison du coût souvent élevé de la cérémonie et d’autre part en raison de l’influence occidentale, notamment chrétienne. Jusqu’aux années 1980 les pratiques funéraires liées aux défunts se déroulaient dans des monuments en béton.
NOTES ET REFERENCES.
Le famadihana est une tradition que certains traduisent comme tout simplement de l’exhumation mais cela n’a rien à voir. Peut être il y a de lien avec le Ma’nene, un rituel pratiqué sur en Indonésie de Sulawesi consistant à exhumer, nettoyer et habiller les morts mais le famadihana est une autre chose, c’est unique au monde. Quelle est son origine, en quoi cela consiste t-il, l’objectif.
L’entrée au tombeau familial et au ciel.
Pendant la conquête des royaumes de Madagascar par Andrianampoinimerina (1745 – 1810) pas mal des soldats merina sont décédés. C’est la tristesse pour la famille royale d’être enterré loin de sa ville natale, alors que son peuple proposa de construire des tombeaux familiaux puis le rapatriement des corps est strictement exigé pour que les défunts puissent rejoindre les siens. C’est une étape très essentielle parce que selon la croyance c’est comme entrer au paradis.
Le famadihana est certainement devenu une tradition vers 1814, pendant le royaume du fils d’Andrianampoinimerina le roi Radama 1er (1745 – 1828). Cela a commencé dans le haut plateau puis les ethnies faisant partie du royaume unifié l’ont également adoptée. Le rituel est organisé 3, 5 ou 7 ans de l’enterrement, la date est désignée par le mpanandro ou l’astrologue comme le devin ou shaman. L’événement se déroule pendant la saison sèche entre mois de juin et septembre. Par contre la population chrétienne a cependant refusé cette tradition en raison de la divination et des prières adressées aux ancêtres. L’ensemble de la culture et de l’identité malgache devrait toutefois être conservée d’une manière ou d’une autre, quitte à apporter des modifications et perturber les croyances.

LE PASSAGE DE LA TRISTESSE A LA JOIE.
Le mot famadihana signifie retournement peut être aussi transformation, cette tradition a le principal objectif de changer la tristesse en joie car au moment de l’enterrement c’est la tristesse total, par contre sa devient la joie pendant le famadihana, c’est concret littéralement. Il s’agît d’une grande fête, le moment de dépenser plus d’argent pour les riches et selon la croyance c’est un porte bonheur pour les participants en dépense. L’organisation de la fête sa va durer 2 jours, le premier est le jour d’entrée, en malagasy « andro fidirana », tout les invités arrivent sur place, on tue le zébu pour manger, préparation de la nourriture, insupportable musique, les gens dansent et boivent du rhum local. Le deuxième jour c’est le jour de famokarana, on déterre le corps, on l’emmène au village, on danse, on mange. C’est le moment de donner des offrandes pour la personne défunt. Après le déjeuner tout le monde se dirigent vers le tombeau pour l’enterrer à nouveau.
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LE PASSAGE DES DESACCORDS AU FIHAVANANA (ACCORDS, HARMONIE ET AMOUR).
Si le soleil penche vers l’ouest le drapeau malagasy porte à la main d’un homme avec un sifflet à la bouche, tout le monde dirigent vers le tombeau familiale, ils jouent la musique, dansent en chemin. Ces types sont vraiment originaux comme la flute, du tambour et de la trompette. Personne reste immobile, ils participent tous à la consommation du rhum local. Tout le monde se réjouit et enterre la hache de guerre, tout particulièrement la famille organisatrice, propriétaire du tombeau. Tous ceux qui se sont fait du tort sont obligatoirement de se pardonner surtout les membres d’une fratrie. Les querelles doivent être laissées derrière soi jusqu’à l’apparition de nouvelles querelles, puisque c’est ainsi que la vie est faite.

L’UNIFICATION DE LA FAMILLLE.
Le phrase « velona iray trano, maty iray fasana » pendant le famadihana, sa signifie « unie dans la vie comme dans la mort », dans un seul tombeau réunit plusieurs familles unies par un seul ancêtre. Le famadihana est également le moment ou l’unifie les morts, particulièrement un mari et son épouse.ils emballe ensemble dans un tissu blanc, ou le lamba. Certains défunts peuvent être également emballés dans un même tissu, quand on arrive au tombeau familial on désemballe, les familles et ceux qui connaissent l’emplacement des défunts entrent pour faire sortir le corps. Ceux-ci sont confiés à leurs plus proches parents, en l’occurrence les enfants. Des petits groupes sont alors formés et chacun enveloppe ses morts. Ceux qui ont fini mettent leurs défunts sur leurs genoux, durant toutes ces formalités la musique ne s’arrête jamais. Lorsque tout le corps a fini, on se lève et on les portes sur les épaules en dansant dans tout les sens. Le deuil est transformé en joie, les corps sont remis dans le tombeau par ordre d’aînesse. Un discours de remerciement clôture la cérémonie.

LA FONDERIE D'ALUMINIUM D'AMBATOLAMPY.
La plus part de la population malagasy utilisent la marmite et la casserole en aluminium pour cuisinier, c’est particulièrement qu’on trouve à Ambatolampy, c’est une ville moderne à 70 km de la capitale sur la RN7. Ils font aussi des produits artisanaux très attirants.

L’ORIGINE DE LA FONDERIE D'AMBATOLAMPY.
Un originaire d’Ambatolampy appelé Randrianantoanina le fondateur de la fonderie d’aluminium. A son retour, 3 ans avant la fin de la grande guerre, il a pris le style ce qu’il avait vu en Europe. Il a emmené ce qu’il a fait Jean Laborde à Mantasoa puis il a eu la technique de moulage en latérite et fabriqua des cloches en bronze. Avec ses histoires, il a traversé beaucoup des difficultés avant d’y arriver à s’installer. Il était emprisonné en 1947 pour l’inculpation de trafic d’armes, en 1949 il s’enfouit en camouflage, retour en silence dans son village à Ambatolampy en 1951 d’où il introduit les premières cocottes. Pendant la première r publique il a obtenu le Lauréat de l’ordre national malgache. Randrianantoanina est mort en 1993 il a transmis ses talents à ses relèves ce qu’ils ont fondées Allumada, gérée par sa fille Stéphanie Ramanantoanina. Ils importent de l’aluminium d’Europe utile pour des matières premières. Dans l’atelier qu’ils travaillent la matière est fondue pour fabriquer des objets comme des marmites, des baobabs, des animaux etc …
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L’ATELIER DE FABRICATION DES MARMITES D'AMBATOLAMPY ET SES OBJETS D'ART.
La fonderie artisanale d’Ambatolampy est un spectacle à ne pas rater lorsqu’on s’y rend. On peut visiter le lieu de la fabrication des marmites et d’objets d’art. La ville regorge des familles qui ont fabrique et qui transmettent leurs savoir-faire de génération en génération.
La fabrication des marmites est la plus connue d’Ambatolampy. Les matières premières utilisées sont les cannettes, les boulons et les déchets des menuisiers. Les morceaux d’aluminium sont fondus puis le liquides obtenus seras traités. Les ouvriers ne se munissent pas vraiment de protection appropriée à leur travail. Cependant, ils travaillent avec ardeur et rapidité. Un artisan peut produire une cinquantaine de marmites.

COMMENT FABRIQUER UNE MARMITE ?
Il ne faut pas manquer la démonstration de la fabrication des marmites. La fonte et le moulage de l’aluminium reste toujours impressionnant. Les morceaux des métaux sont mis dans le four en brique qui est alimenté par des braises en charbon de bois. Il faut atteindre les 800°C pour pouvoir fondre les métaux, puis on laisse le liquide obtenu se refroidir pendant quelques minutes. C’est ce qu’on a versé dans le moule, il est fabriqué à partir d’une sorte de caisse en bois rempli de sable très fin mélanger avec de la poussière de charbon. Le sable utilisé est appelé « Tany aboka », c’est pour pouvoir donner forme au marmite ou objet fabriquer. C’est dans les pièces autour des fours que le lissage des marmites se passe.
Les voyageurs qui se rend à l’atelier de la fabrication de marmite apprécient les petits objets en aluminium qui sont des souvenir typiquement malagasy et qui marquent les séjours passer à Madagascar lors des circuits. Il y a beaucoup de sorte d’objet comme : les baobabs, makis et d’autre objet.
Pour les malagasy, avoir des descendants est très important. Il y a même une expression qui dit : «l’enfant est un richesse » ; c’est pourquoi le mariage n’est pas à prendre à la légère même pour les autres pays.
Nombreux sont les étapes à suivre avant qu’un couple soit considéré marié. Mais dans le mariage traditionnel malagasy, il y a deux étapes à suivre.
Le « fisehoana » qui est la rencontre entre les familles proches du couple ; c’est là que les membres de la famille fait connaissance. Ils décident aussi la date du mariage. Lors du jour du mariage « vodiondry », la famille du garçon vient chez la maison de la fille pour la demander à ses parents. Lors de ce rencontre, les deux familles négocient à travers des discours que les « mpikabary » font. Quand ils se mettent d’ accord après de longue discours, on donne les cadeaux pour la famille de la fille : « le vodiondry est les cadeaux pour les parents, tapimason ‘anadahy pour son frère, solon-tsakarano pour sa sœur si elle en a ». Ensuite, quand tous soit réglé, les invités mangent le repas que la famille de la fille à préparer. Quand l’heure du départ arrive des jeunes mariés arrivent, les proches, famille, amis leur souhaite d’être heureux et d’avoir beaucoup d’enfants « mahareta tokantrano, mitera fito vavy fito lahy ».C’ est la bénédiction que l’on leur donne.
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